Critiques BD

Publié le par Flavien Black

J'inaugure cette section pas encore utilisée...

 

Je vais donc pouvoir me lancer dans une critique des Frenchs Comics que j'ai lu récemment.

Bon, je tiens à dire que j'aprécie beaucoup les gens qui ont travaillés dessus mais je vais un peu jouer l'avocat du Diable pour certain points noirs que ne je veux pas mettre de côté. C'est avant tout pour permettre aux auteurs de s'améliorer.

 

Je vais commencer avec les deux Hoplitéa. Pourquoi ? Parce que pour moi les deux se complètent et pas seulement parce que La Prophétie en est la suite...

 

 

Je vous rapelle d'abord le Pitch : Une demi-dieu renonce à son immortalité  et d'abandonner son équipe de héros, la Justice Force, pour vivre sa vie de famille.

Elle décide cependant un jour de reprendre les armes à leur côté, décidée à faire face aux nouvelles menaces.

Comment va -t-elle réagir lorsqu'elle sera confrontée à une menace qui pèse sur sa famille et son passé personnel ?

 

Voilà pour le pitch global.

 

Je vais donc commencer par le dessin, car c'est le domaine où je ne suis pas du tout acteur dans ma vie et où je serais purement objectif.

Marti nous livre un style qui mélange le cartoon, le manga et le comics. Le tout penche davantage vers le manga/cartoon mais sous bien des aspects esthétique le comics perdurent pas mal. Mais après tout faut-il vraiment un style comics pour faire un comic-book ? Non. Regardez Batman Arkham Asylum, du Alex Ross, Batman Year One... bref des styles différent du comics traditionnel mais qui pourtant sont des comic-book très efficace.

Le premier numéro est donc, il me semble, une phase test pour Marti qui cherche encore à définir son style final. Dans le numéro 2 on constate de nette amélioration mais on sent qu'il cherche encore des choses.

 

On voit par exemple une grosse différence du gros plan du jeune garçon du début (qui peut faire penser à Télémaque d'Ulysse 31, parait-il) et le gros plan sur le visage d'Achiclès (qui rémore sa vie à Hop), ce gros plan m'a vraiment marqué, je trouve le travail sur le visage très bien fourni. On peut atteindre grâce à ce gros plan un affect purement psychologique du personnage. On arriverait presque à lire dans ses pensées. D'ailleurs n'est-ce pas le cas dans la narration avec le mélange des cases en une ? On arrive à percevoir ainsi la psychologie du personnage.

Voilà pourquoi je trouve que le travail est nettement amélioré comparé au premier où les traits ne définissait que les archétypes des personnages (vilains ou héros), leurs émotions et leur traits de caractère visuel.

Par exemple le Pictes qui se transforme est défini en tant que méchant parce qu'il est géant, blanc et la bouche grande ouverte avec la langue toute rouge.

 

Pour ce qui est des décors, j'ai lu des reproches quelque part sur leur manque. Bon l'abstrait peut très bien donner un affect particulier donc je ne suis pas contre. Mais c'est aussi le travail du scénariste de décrire ce que se trouve dans la case. C'est donc une double responsabilité.

 

Voilà pour le dessin.

 

Maintenant, l'écriture. Bon comme j'écris des scénarios depuis la seconde et que je continue à en faire et à en lire à ma fac, que j'ai des cours de méthodes, de théories et dramaturgie en général.... j'aurais, vous l'aurez compris, un avis bien plus subjectif. Mais je ne peux y faire obstacle...

 

Attention, si vous n'avez pas envie d'être spoilé, évitez de lire la suite!!!

 

Je ne vais pas trop m'étendre sur le fond de l'intrigue car je suis de ceux qui pensent que l'originalité n'est plus affaire de fond mais de forme de nos jours. Cette Originalité dans Hoplitéa est surtout présente par le fait de voir un univers mythologique mélangé à un  autre univers uchronique où Bruxelles est devenu Europolis.

 

Bon, l'histoire d'un héros qui reprend les armes pour retrouver ses anciens compagnons de Justice est déjà un postulat, presque un topos. Mais c'est surtout la partie de l'enfant qui est l'objet d'une prophétie qui est "prévisible". L'enfant d'un héros est toujours le centre des attentions à un moment donné. Cependant je n'ai rien contre cela. Tout comme je l'ai dit, cela va dépendre de la forme que vont prendre les événements. Je vais donc parler d'un topos de base pour commencer un récit.

Dans le premier numéro on a eu une présentation des personnages et de ce qu'ils savent faire. On ne sait que peu de choses sur leur mentalité en fin de compte. Juste qu'ils répondent à des archétypes, des types mais qui au moins ont le mérite de parler à tout le monde. Et je pense que c'est çà qui est important. Certain diront que c'est cliché, d'autres que c'est une efficacité garantie pour parler de certain sujet. Personnellement, je m'en fou des clichés tant que çà reste pour la structure de base.

 

Bon, dans le premier numéro, la forme est simplement basé sur les personnages et les actions qu'ils peuvent menés. Donc tout ça s'enchaine très rapidement. Et on a là par contre un cliché de fond et de forme. Vous allez me dire : oui mais il n'y a pas de temps mort, ni de lourdeur... Sans doute, mais les temps morts sont important pour mieux distinguer le cadre spatio-temporelle, la psychologie des personnages et les idées qui véhiculent dans cette BD. C'est donc très important de travailler la durée et pas seulement faire un travail sur un rythme rapide voire accéléré.

Car c'est ce qu'on a l'impression qui se passe alors qu'il serait judicieux d'exposer certains passages intermédiaires.

Tout s'enchaine très vite, parfois trop. Et les 24 pages on ne les voit pas passer.

 

Cependant, je tiens à dire que j'aime beaucoup la continuité des événements, les actions, l'histoire même mais je n'arrive pas à percevoir une ambiance que j'aimerais beaucoup trouvé. Je ne sais pas où me placé en tant que lecteur.

 

Ok, le deuxième numéro comble les éléments manquants du premier et c'est un très bon point. Mais tout s'enchaine toujours très vite. Et on peut être un peu perdu et du coup on n'arrive pas à s'intéresser à autre chose que l'histoire et donc moins aux personnages... Ah mais il se passe quelque chose à la fin du numéro 2. Peut être pour çà alors ?

 

Je peux donc vous dire que le premier numéro d'hoplitéa est la scène d'introduction et de présentation des personnages et de leur compétence: la situation initiale. La suite est l'élément pertubateur. On comprend alors qu'on  va  que se focaliser sur Hoplitéa à ce moment là. Donc je pourrais maintenant dire l'inverse, en fait, le rythme est lent. Il y  a quand même deux numéros pour chaque élément narratif. C'est juste que l'action est plus dominante du coup tout s'enchaine très vite mais le schéma narratif est plutôt normal.

 

L'histoire reste donc très divertissante. Excepté peut être qu'il y en a un peu trop. Beaucoup de choses qui se passe trop rapidement. L'arrivée et présentation de Roncevaux, pas très utile à première vue. Les Personnages qui meurent dès le deuxième numéro (sauf SuperBug qui a disparu !)

Bref il y a beaucoup de confusions qui se crée mais l'histoire reste très divertissante et on veut voir la suite. Tout le monde  rpeut penser qu'elle va partir à la recherche d'Achiclès et de sa fille et que tout rentrera dans l'ordre. Mais reste à savoir comment ? Et si vraiment il y aura un happy end.

 

Surprenez nous !

 

Un petit point sur les dialogues : est-ce voulu que certain soient vraiment "cliché" et trop explicatif ? Si ce n'est pas le but de faire un hommage à Stan Lee je conseille d'y travailler. Inutile de dire ce qui se voit car certaine phrases deviennent trop longue du coup et créent une incohérence dans le feu de l'action...

 

Voilà ce que j'ai pu pensé de ces deux Hoplitéa qui se complètent parfaitement. Une BD qui raconte simplement mais avec efficacité une histoire qui reste peu exploité (même si il y a Wonder Woman, Artemis etc... à Thémyschira, çà reste incomparable car WW ne s'intègre pas vraiment à la population des Hommes. Elle reste distant. Hoplitéa ce n'est pas le cas, elle veut s'intéger et elle en paye le prix !)

 

 

Voilà, j'essayais donc d'être juste. Je n'ai ni lynché ni fait des louanges sur ces numéros, dont la suite se fait attendre...

 

Plus tard, j'essayerais de faire une critique sur BK.

 

Les Nouveaux Gardiens et le Patrouilleur, j'hésite car ils sont dans le même cas qu'Hoplitéa 1 : une présentation. Et je ne vois pas comment on peut critiquer ceci. Je peux juste dire que j'a beaucoup aimé cet univers que les auteurs veulent imposer respectivement et il me tarde d'avoir la suite !

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Roncevaux 18/11/2010 22:52



Non, non, mais en fait, je crois que c'est comme un réflexe de toujours vouloir expliquer la démarche ;)



Roncevaux 18/11/2010 21:27



Merci Flav, c'est important pour nous d'avoir vos impressions.


Et c'est vrai qu'on met une tonne de choses dans nos épisodes, mais l'objectif est de se donner 4 épisodes pour développer un univers et une saga.


Pour les dialogues, je suis d'accord, on a un peu forcé le trait.


 



Flavien Black 18/11/2010 22:03



Ne t'inquiètes pas, j'avais bien compris que tu voulais te servir d'Hoplitéa pour promouvoir ton univers. Mais peut être qu'en mettant moins de choses d'un coup, tu peux créer une attente et une
envie d'en découvrir plus.


Mais il est normal de vouloir poser les structures pour cette saga et donc du coup placer plein de truc d'un coup. C'est parfaitement compréhensible.


 


Après çà rejoint ce que j'ai dit, j'ai vraiment essayer de parler des bonnes et mauvaises choses. Car tout le temps dire que "c'est d'la balle !" je ne pense pas que çà puisse aider à progresser,
surtout quand c'est une BD qui a du potentiel pour devenir très bon et qui peut être mieux reconnu plus tard... Bref ne pas se contenter du niveau "cool" si on peut être plus haut...


Bref, je n'ai pas trop été méchant, si ?